lundi 21 novembre 2016

Le ksar Tafilelt de Béni-Isguen obtient le 1er prix de ville durable

GHARDAIA - Le ksar de Tafilelt sis à Béni-Isguen (Ghardaïa) a obtenu lundi à Marrakech (Maroc) le 1er prix de ville durable, suite à un vote des internautes intitulé "coup de cœur des internautes City", a appris l’APS mercredi auprès des responsables de la fondation Amidoul, initiatrice du ksar.

Le ksar de Tafilelt, qui a été considéré comme une expérience humaine très particulière dans le Sahara et une éco-ville du désert, a obtenu plus de 600 voix des professionnels du monde, pour avoir allié l’architecture, le développement durable, la préservation de l’environnement et le cadre de vie, a expliqué Moussa Amara, chef du projet du ksar de Tafilelt.

Cette consécration a été obtenue suite à la première édition du concours Green City Solutions Awards, organisée par le réseau Construction 21 qui milite pour la promotion des constructions et quartiers innovants et durables, à l’occasion de la 22e session de la Conférence des Parties (COP 22) de Marrakech, a précisé de son côté Dr Ahmed Nouh, président de la fondation Amidoul.

Le ksar de Tafilelt a également été classé deuxième pour le Grand prix de la cité durable exemplaire par un jury thématique international qui l’a considéré comme un exemple à suivre et à répliquer en Algérie, a indiqué Dr Nouh.

La cérémonie de remise des trophées pour les représentants de la fondation Amidoul s’est déroulée à Marrakech en présence d’une délégation ministérielle algérienne du secteur des Ressources en eau et de l’Environnement.
Le ksar de Tafilelt avait obtenu, rappelle-t-on, le premier prix de la ligue arabe de l’Environnement en 2014 dans la même ville du Maroc (Marrakech).

Lancé en 1997, ce nouveau ksar, qui s’étend sur un site rocheux d’une superficie de 22 hectares et compte 1.050 habitations, a été conçu pour une meilleure qualité de vie en s’appuyant sur l’interprétation consciente de l’héritage architectural ancestrale et de la préservation de l’environnement.

Les initiateurs du projet ont utilisé pour la construction de cette cité écologique des matériaux locaux (pierre, chaux et bois de palmiers) tout en s’inspirant des anciennes bâtisses des ksour du M’zab avec l’introduction intelligente de la modernité à l’intérieur des habitations.

Inauguré en 2006 par le Président de la République Abdelaziz Bouteflika, le nouveau ksar de Tafilelt s’inscrit dans une optique écologique et sociale tout en s’inspirant du patrimoine ancestral que renferme les Ksour traditionnels du M’Zab classés comme patrimoine universel en 1982 par l’UNESCO.

L’expérience du ksar de Tafilelt (Ghardaïa) est considérée par de nombreux spécialistes dans le bâtiment comme un modèle, une référence en matière de préservation du patrimoine architecturale alliant la modernité, le confort de vie et la bioclimatique ainsi que l’écologie.

Ses initiateurs s’attellent à mettre en place des stratégies singulières pour la gestion des déchets ménagers, de la densification et la préservation des espaces verts, de l’épuration naturel et biologique des eaux usées de la cité ainsi que l'agrémentation du quotidien des habitants en créant un parc animalier et végétal des zones désertiques.

Ils se sont engagés à mener à bien tous les travaux de gestion des déchets ménagers en instaurant un système de collecte fixe ainsi qu’un système de valorisation et de recyclage des déchets, la création d’un système de traitement biologique des eaux usées par macrophytes à base de plants et d’un système d’éclairage public solaire.

Source: aps.dz

samedi 9 juillet 2016

Le Maroc et le Qatar veulent collaborer dans le secteur des énergies

ÉNERGIES - Le Qatar veut positionner dans le secteur des énergies au Maroc. Un mémorandum d’entente dans les secteurs du pétrole, du gaz, de l’électricité, des énergies renouvelables, signé en avril dernier entre les deux pays, a été approuvé mardi 5 juillet en Conseil de gouvernement.

Paraphé à Doha, le document vise à faire du Qatar un partenaire d’investissement dans les projets énergétiques au Maroc, pour l’approvisionnement en pétrole et plus particulièrement la livraison de gaz naturel liquéfié.

La signature de ce mémorandum, puis son approbation par le gouvernement, constitue un pas de plus pour le Maroc afin de réduire de sa dépendance du gaz algérien. Le royaume est actuellement approvisionné via un contrat de fourniture de gaz signé en juillet 2011 entre l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et la Sonatrach, la société publique pétrolière de l’Algérie.

Pour réduire sa dépendance au gaz algérien, le Maroc a lancé un vaste plan national de développement du gaz naturel liquéfié, destiné à porter à un taux situé entre 10 et 30% la part de gaz naturel dans le mix énergétique. Pour ce faire, le royaume envisage de se faire livrer entre 3 et 5 milliards de mètres cubes de gaz sur un terminal méthanier devant être construit à Jorf Lasfar près d’El Jadida.

Pour la fourniture du gaz, le Maroc compte bien diversifier ses partenaires afin de pouvoir négocier au mieux ses contrats d’approvisionnement. Aujourd'hui, le Qatar, qui est l'un des principaux producteurs de gaz naturel liquéfié, s'ajoute à la liste des fournisseurs potentiels que sont les Etats-Unis et la Russie.

HuffPost Maroc | Par Ibrahima Bayo Jr

mardi 21 juin 2016

Maroc-Energies renouvelables : Voltalia annonce l'acquisition d'Alterrya Maroc

Voltalia, producteur d'électricité à base d'énergies renouvelables, annonce l'acquisition d'Alterrya Maroc, une société de développement de projets renouvelables au Maroc.

Cette transaction permet à Voltalia d'acquérir un portefeuille de projets en prospection et en développement représentant une capacité potentielle totale de 185 MW en éolien et de 100 MW en solaire.

Les projets acquis sont à des stades d'avancement divers, et les premières constructions pourraient commencer dans les deux prochaines années.

Cette opération intervient après le dépôt en début d'année des demandes d'autorisations pour quatre projets de centrales hydroélectriques (40 MW au total), un projet solaire (2 MW) et un projet éolien (105 MW).

Source : Maghreb Emergent

lundi 14 avril 2014

Energies renouvelables «Le Maroc, un exemple pour la région Mena»

«Le Maroc se prévaut d'un positionnement pionnier en matière de développement énergétique durable»

Le Maroc, un pays exemplaire dans le domaine des énergies renouvelables, se prévaut d'un positionnement pionnier en matière de développement énergétique durable, ont souligné, mercredi à Rabat, des experts nationaux et internationaux.

Réunis lors d'une conférence, organisée par l'Agence nationale pour le développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (ADEREE) et l'initiative industrielle internationale (DII), sous le thème : «Valoriser le potentiel des énergies renouvelables : Le Maroc, acteur clé d'un réseau électrique intégré UE-Mena» , les experts représentant le secteur public, industriel et académique, ont souligné le rôle du Maroc comme acteur clé d'un réseau électrique intégré UE-Mena basé sur les énergies renouvelables.

De l'avis du directeur général de l'ADEREE, Saïd Mouline, le Royaume, un pays exemplaire dans la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord), est «prêt politiquement, légalement et techniquement pour le volet d'échange Maroc-Maghreb et Europe, où tout le monde serait gagnant».

«Nous sommes dans un schéma où les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle important d'abord dans notre pays mais aussi en cas d'intégration méditerranéenne Maroc-Maghreb-Afrique du Nord avec l'Europe», a déclaré Mouline à la MAP, poursuivant que le Maroc» à une carte à jouer pour exporter de l'électricité d'origine renouvelable vers l'Europe et donc avoir une recette énergétique».

«Depuis 2009, le Royaume s'est fixé des objectifs de développement des énergies renouvelables particulièrement ambitieux», soit une capacité installée de 4 GW à l'horizon 2020, a précisé Mouline, ajoutant que les progrès sont déjà visibles puisqu'aujourd'hui plus de 500 MW ont été installés.

Le modèle de développement dans lequel le Royaume est engagé permet une réduction de la dépendance vis à vis des énergies fossiles, une création d'emploi et de richesse, accompagnée d'une maîtrise de l'impact environnemental (à travers notamment la réduction des émissions de gaz à effet de serre), a-t-il fait savoir, relevant que le solaire, l'éolien, la biomasse et d'autres ressources renouvelables, représentent de ce fait un gisement considérable, capable de répondre à la demande énergétique croissante des pays de la région Mena, et également de ses voisins de l'Union européenne.

Pour sa part, le P.-D.G. du consortium Dii, Paul Van Son, a indiqué que le Maroc, pays pionnier dans le secteur énergétique, offre l'environnement le plus favorable aux énergies renouvelables dans la région Mena, soulignant que le «Groupe Dii et son réseau ont décidé d'accompagner ce développement positif dans le Royaume et dans les autres pays de la région».

Le P.-D.G. de la Dii a, également, mis en avant le rôle «catalyseur et facilitateur» de son consortium pour améliorer les conditions du marché des énergies renouvelables et présenter la pertinence d'un réseau et d'un marché interconnecté entre l'Europe et la région Mena.

«Nous voulons échanger une complémentarité des stratégies à long et à court termes», a-t-il noté.

De son côté, Philippe Godron, directeur réglementation & marchés à la Dii, a mis en exergue la complémentarité UE-Mena en matière des énergies renouvelables, relevant que le Maroc est «dans une position qui lui permet de jouer un rôle de catalyseur régional pour les énergies renouvelables», affirmant que le Royaume «sera bientôt le premier pays dans la région Mena à posséder une capacité de production des énergies renouvelables non hydrauliques de plus de 1 GW».

Il a ajouté que le Royaume «pourra profiter d'un système régional intégré grâce au potentiel solaire et éolien dont il dispose».

En vue de favoriser cette dynamique vertueuse en matière de développement énergétique durable déjà amorcée par le Maroc, l'ADEREE et la Dii ont procédé à la signature d'un mémorandum d'entente entre les deux entités, destiné à renforcer les deux institutions dans la poursuite de leurs objectifs respectifs et dans le but de concrétiser, ainsi, leur partenariat.

La collaboration favorisera notamment la production d'électricité, à base d'énergie renouvelable décentralisée connectée au réseau dans les collectivités territoriales.

L'ADEREE est une institution publique intervenant sur l'ensemble de la chaîne de valeur du secteur des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique. Elle joue un rôle catalyseur dans le développement énergétique durable du Maroc et du continent africain, en promouvant la coopération sud-sud par un accompagnement d'aide à la décision de gouvernements africains, et la dynamisation des collectivités territoriales à travers l'accompagnement de décideurs locaux.

La Dii, quant à elle, est une initiative industrielle internationale qui travaille en collaboration avec ses partenaires issus de 16 pays différents à la réalisation d'un marché des énergies renouvelables issues des déserts d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient, et, sur le long terme, à l'intégration de celles-ci dans les marchés européens de l'électricité.

Le Matin, 10/04/2014.